




cachet à collyre
époque gallo-romaine
l. 2 cm, L. 2,3 cm, E. 0,6 cm
Cachet à collyre avec inscription sur les petits côtés.
Les cachets sont des sceaux qui servaient à marquer les collyres, sortes d’onguents pour les yeux, que l’oculiste fabriquait en série. Lors de leur préparation, les ingrédients étaient broyés séparément, puis mélangés avec de l’eau ou de la gomme liquide. Les collyres prenaient alors la consistance d’une pâte avec laquelle on modelait des bâtonnets. Avant de les faire sécher, on appliquait la surface gravée du cachet sur ces préparations encore molles. L’’inscription comporte généralement :le nom de l'oculiste, le nom du collyre prescrit au patient, la maladie pour laquelle il était prescrit, le mode d'utilisation du produit. Une fois le collyre choisi, il suffisait de le diluer avec de l’eau ou de l’œuf avant de l’appliquer sur l’œil du patient.
Ici les inscriptions donnent le nom du médecin, Tullius Julius Attalus, et les ingrédients employés pour le collyre, chélidoine, cuivre, safran.
Reproduction : T.IVL.ATTALI DIAELYDRIV T.I.A./ CROC.DIAL. T.IVL./ATTAL DIACYL PYX. T.I.A.
Traduction : De T. Julius Attalus, à base de chélidoine; De T. Julius Attalus, au safran, à base d'écailles de cuivre; De T. Julius Attalus, à base d'azur; en boîte, de T. Julius Attalus.
Voinot, J.. Les cachets à collyre dans le monde romain. Mergoil, 1999, n°81.
Bimbenet-Privat, M. , Bardies, I.. Le Bain et le miroir. 2009, p.122 n° 42b.